Dans un contexte marqué par la persistance des violences et des violences basées sur le genre (VBG), les femmes et les jeunes filles restent particulièrement exposées aux discriminations, aux violences et à différentes formes de vulnérabilité. Face à cette réalité, agir sur les causes profondes des violences implique également de questionner les normes sociales, les stéréotypes et les rapports de pouvoir qui les entretiennent.
C’est dans cette perspective que l’Association pour la Promotion de l’Entrepreneuriat Féminin (APEF) a organisé, du 17 au 22 septembre 2026 à Luvungi et Kamanyola, des sessions de formation sur le genre, les Violences Basées sur le Genre et la masculinité positive, dans le cadre du projet « Renforcement du pouvoir d’agir des femmes et des jeunes filles et amélioration de la qualité des accompagnements communautaires au Sud-Kivu ».

Au total, 120 femmes et hommes issus de différentes structures accompagnées par APEF ont participé à ces sessions, organisées en groupes distincts pour favoriser des échanges ouverts et adaptés aux réalités vécues par les participant·es.
Les discussions ont permis de mieux comprendre les liens entre inégalités de genre, normes sociales et violences, mais aussi d’identifier les comportements et pratiques qui peuvent contribuer à prévenir les Violences Basées sur le Genre. Les participant·es ont également échangé sur les différentes formes de violences, leurs causes et leurs conséquences, ainsi que sur les mécanismes de prévention, de protection et d’orientation.
Une attention particulière a été accordée à la masculinité positive, en amenant les hommes à réfléchir à leur rôle dans la prévention des violences et dans la construction de relations fondées sur le respect, l’égalité, la responsabilité et la non-violence.
Au-delà de la transmission de connaissances, ces sessions ont créé des espaces permettant aux participant·es de questionner certaines normes et attitudes considérées comme habituelles, de reconnaître leur rôle dans la prévention des violences et d’identifier des comportements favorables à des relations plus égalitaires.
Pour APEF, le changement ne se limite pas à connaître ses droits ou à reconnaître les violences. Il passe aussi par la capacité des femmes et des hommes à remettre en question les pratiques qui alimentent les inégalités et à devenir des acteurs et actrices de prévention au sein de leurs familles et de leurs communautés.
À travers cette démarche, APEF poursuit son engagement en faveur d’un environnement où les femmes et les jeunes filles peuvent exercer leurs droits, renforcer leur pouvoir d’agir et évoluer dans des communautés plus protectrices, égalitaires et exemptes de violences.